Ma première expression a été le chant.
J’ai chanté avant de parler, avant de marcher.
La première liberté.
Ma deuxième photo, c’est la campagne, où l’on chante avec les arbres et l’on parle aux fleurs, où la vie est magique.
Mon corps était léger et facile, et on m’a offert d’apprendre tout ce que je voulais ou presque. J’ai ainsi pratiqué la danse,
le cirque et plus tard, le théâtre.
Notre maison était remplie de musique. Mon père mettait du Charlie Haden, du Pat Metheny, du Pink Floyd ou
du classique a donf le matin, et mon frère chantonnait Renaud et Higelin.
Je me suis endormie sur les gammes de violon (un exploit), et les berçeuses de ma mère au piano.
Mon père sortait la guitare et on chantait.
Dans les repas de famille, mon oncle jouait des blues en chantant du yahourt, et ma tante reprenait de vieilles chansons.
J’avais envie de tout dévorer jusqu’à ce que mes neurones explosent et mes cellules éclatent.
A l’âge de 9 ans, j’ai commencé la scène et les cours de chant.
Le conservatoire ne prenait pas les enfants si jeunes, mais j’avais tellement envie que ma tante, qui avait fondé
et enseignait dans une école de chant, ouvrit un atelier pour enfant. Nous étions tout d’abord deux élèves :
mon cousin et moi.
Régulièrement, nous nous produisions sur la toute petite scène de ce lieux convivial ou toutes les familles
venaient s’entasser pour applaudir les progrès de leurs proches.
J’ai commencé ici, à Annecy, puis sur les scènes de la ville, puis un peu plus loin.
Jusqu’à ce que je porte un jugement sur moi même, monter sur scène était aussi naturel que manger,
sauf que j’avais un peu mal au ventre avant. La faim peut être…
Le monde est brutal. Il écorche les enfants qu’il a bercés.
Pour les maux, il m’a fallu des mots.
Au même âge, j’ai commencé à écrire des poèmes, à l’école, entre deux exercices.
D’abord des choses naïves, puis, plus tard, des trucs supers torturés déprimants normaux d’adolescente.
Mais pas de chansons.
Pour les chansons, c’est à Paris, en 2001, que tout à commencé.
Dans les cours d’écriture d’Eric Guilleton, à la Manufacture Chanson, école de chanson professionalisante.
Nous avions des exercices d’écriture chanson, et je crois que c’est le jeu qui m’a plu.
Quand on joue, on peut exprimer sans limite des choses qui nous dépassent.
J’ai écrit, il a mis en musique, puis d’autres ont arrangé, puis j’ai rencontré Matthieu Delamarre.
Il était bassiste, j’avais besoin d’un bassiste.
Il éavait le rythme dans les hanches, j’avais besoin d’un type qui a le rythme dans les hanches.
Ça a collé comme un chewing gum à la godasse.
Naturellement, il a composé et j’ai écrit, et on a joué avec les uns et les autres à Paris et ailleurs.
Il y a peu de rencontres aussi puissantes, on peut les compter.
J’ai eu la chance, musicalement et amicalement, d’en faire plusieurs.
C’est ainsi qu’un peu plus tard, ailleurs, à Genève, nous avions besoin d’un bon batteur et d’un mec en or,
et on a rencontré Jacques Lambelet, qui était les deux.
Il a canalisé notre inexpérience joviale, et nous a ouvert les portes de son studio à Lausanne,
dont est sorti notre 1er album « Baïla mémé ».
Nous avons commencé le travail de fond, celui qui remet tout en question.
Je suis passée de désillusion en désillusion.
Je parle de ça car c’est important.
Je veux exprimer ce qui traverse nos cœurs, et qui est si pur.
Pour cela, il me faut passer par le mien, sans mentir, en allant guigner au fond.
Ce fut une période bizarre et difficile, pleine de flous.
En même temps, dans ce tourbillon, nouvelle belle rencontre : Phil Bouvier, accordéoniste,
nous offre ses talents en rejoignant la formation.
Puis j’ai donné naissance, et je suis entrée en action et le flou s’est dissipé.
Pas de frein, un véritable moteur ! Un cadeau !
En un rien de temps, tout est redevenu facile, un jeu.
J’avais sept ou huit projets en tête, dont un nouvel album beaucoup plus rock.
J’en ai mis cinq ou six de côté faute de temps, et nous avons repris les enregistrements,
et les repet’ et la création, et enfin les concerts.
La suite au prochain épisode.
J’ai chanté avant de parler, avant de marcher.
La première liberté.
Ma deuxième photo, c’est la campagne, où l’on chante avec les arbres et l’on parle aux fleurs, où la vie est magique.
Mon corps était léger et facile, et on m’a offert d’apprendre tout ce que je voulais ou presque. J’ai ainsi pratiqué la danse,
le cirque et plus tard, le théâtre.
Notre maison était remplie de musique. Mon père mettait du Charlie Haden, du Pat Metheny, du Pink Floyd ou
du classique a donf le matin, et mon frère chantonnait Renaud et Higelin.
Je me suis endormie sur les gammes de violon (un exploit), et les berçeuses de ma mère au piano.
Mon père sortait la guitare et on chantait.
Dans les repas de famille, mon oncle jouait des blues en chantant du yahourt, et ma tante reprenait de vieilles chansons.
J’avais envie de tout dévorer jusqu’à ce que mes neurones explosent et mes cellules éclatent.
A l’âge de 9 ans, j’ai commencé la scène et les cours de chant.
Le conservatoire ne prenait pas les enfants si jeunes, mais j’avais tellement envie que ma tante, qui avait fondé
et enseignait dans une école de chant, ouvrit un atelier pour enfant. Nous étions tout d’abord deux élèves :
mon cousin et moi.
Régulièrement, nous nous produisions sur la toute petite scène de ce lieux convivial ou toutes les familles
venaient s’entasser pour applaudir les progrès de leurs proches.
J’ai commencé ici, à Annecy, puis sur les scènes de la ville, puis un peu plus loin.
Jusqu’à ce que je porte un jugement sur moi même, monter sur scène était aussi naturel que manger,
sauf que j’avais un peu mal au ventre avant. La faim peut être…
Le monde est brutal. Il écorche les enfants qu’il a bercés.
Pour les maux, il m’a fallu des mots.
Au même âge, j’ai commencé à écrire des poèmes, à l’école, entre deux exercices.
D’abord des choses naïves, puis, plus tard, des trucs supers torturés déprimants normaux d’adolescente.
Mais pas de chansons.
Pour les chansons, c’est à Paris, en 2001, que tout à commencé.
Dans les cours d’écriture d’Eric Guilleton, à la Manufacture Chanson, école de chanson professionalisante.
Nous avions des exercices d’écriture chanson, et je crois que c’est le jeu qui m’a plu.
Quand on joue, on peut exprimer sans limite des choses qui nous dépassent.
J’ai écrit, il a mis en musique, puis d’autres ont arrangé, puis j’ai rencontré Matthieu Delamarre.
Il était bassiste, j’avais besoin d’un bassiste.
Il éavait le rythme dans les hanches, j’avais besoin d’un type qui a le rythme dans les hanches.
Ça a collé comme un chewing gum à la godasse.
Naturellement, il a composé et j’ai écrit, et on a joué avec les uns et les autres à Paris et ailleurs.
Il y a peu de rencontres aussi puissantes, on peut les compter.
J’ai eu la chance, musicalement et amicalement, d’en faire plusieurs.
C’est ainsi qu’un peu plus tard, ailleurs, à Genève, nous avions besoin d’un bon batteur et d’un mec en or,
et on a rencontré Jacques Lambelet, qui était les deux.
Il a canalisé notre inexpérience joviale, et nous a ouvert les portes de son studio à Lausanne,
dont est sorti notre 1er album « Baïla mémé ».
Nous avons commencé le travail de fond, celui qui remet tout en question.
Je suis passée de désillusion en désillusion.
Je parle de ça car c’est important.
Je veux exprimer ce qui traverse nos cœurs, et qui est si pur.
Pour cela, il me faut passer par le mien, sans mentir, en allant guigner au fond.
Ce fut une période bizarre et difficile, pleine de flous.
En même temps, dans ce tourbillon, nouvelle belle rencontre : Phil Bouvier, accordéoniste,
nous offre ses talents en rejoignant la formation.
Puis j’ai donné naissance, et je suis entrée en action et le flou s’est dissipé.
Pas de frein, un véritable moteur ! Un cadeau !
En un rien de temps, tout est redevenu facile, un jeu.
J’avais sept ou huit projets en tête, dont un nouvel album beaucoup plus rock.
J’en ai mis cinq ou six de côté faute de temps, et nous avons repris les enregistrements,
et les repet’ et la création, et enfin les concerts.
La suite au prochain épisode.

