Baïla mémé - 12 - Meurs pas

Mon amour, mon aimé, on peut crever d’amour
Et la vie sans toi ressemblerait un peu
Au plafond presque blanc qui plombe toutes les chambres
Et que l’on fixe en vain quand on est malheureux.

Je prendrais les arbres, les feuilles à témoin des fois
Où je te verrais assis près de moi.
Je crèverais d’amour en comptant les étoiles
De mon univers où tu n’seras pas

Et une nuit ces flammes qui portaient mon corps
Rejoindront mon âme et je serais morte.

Mon amour, mon aimé, n’hésites pas, trompes moi
Va jouer ailleurs, crèves dans d’autres bras
Si tu canes ici, j’t’en voudrais à mort
Et jamais ma haine ne te ramèn’ra.

Si tu meurs ailleurs, je n’en saurais rien
Mon cogneur rêvera de conquérir
Je pourrais rire, vivre, sourire
Sans m’arracher à ton souvenir

Trois jours sans toi charogne, c’est trop dur, c’ est sans faim
Restes à l’écart, va t’en, dégages de mon chemin